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Le coeur d’une autre – Christine Moreau

Le corps de Constance Colas, jeune avocate spécialisée en droit de la famille, est retrouvé dans les jardins botaniques de l’Arquebuse, le cœur prélevé. Trafic d’organes ou folie meurtrière ?
Cette disparition va remettre en question la vie de Camille, sa sœur jumelle, sculptrice dont le vernissage de l’exposition a lieu le soir du meurtre.
En quête de réponses, Camille se réfugie dans la maison de famille, au risque de devenir à son tour, la prochaine victime.
Au cœur de cette Bourgogne austère, l’enquête est confiée au commissaire Clavaux accompagné de son acolyte aux méthodes peu conventionnelles, Sébastien.


 » Chaque matin, la ville recrache ses morts, pensa l’inspecteur. « 

Ce livre m’a été proposé en service de presse par l’auteur via le site SimPlement. Je ne connaissais pas l’éditeur de ce livre, Librinova, et après une petite recherche, j’ai compris que c’était une plateforme d’aide à l’auto-édition pour les auteurs indépendants… Et malheureusement dans le cas de ce livre, on voit tout de suite que c’est de l’auto-édition. Pour la première fois, je vais ajouter des exemples de phrases pour étayer mes propos.

Dès les premières pages, j’ai eu des soucis de compréhension. Pourquoi ? Parce que :

  • certaines phrases sont beaucoup de trop longues et donc je m’y perdais à un moment donné ;
  • il y a parfois trop de ponctuation, ce qui a pour conséquence de « hacher » la phrase inutilement ;
  • à d’autres moments, c’est le contraire et donc j’étais de nouveau perdue ;
  • Finalement, certaines phrases commencent sans sujet et paraissent donc bizarres, comme si quelque chose manquait (1)

 » Un ultime coup d’oeil à la devanture d’un magasin d’Antiquités, – ironie du sort -, où un miroir baroque, habillé de dorure patinée, son vieux complice de la rue Jean Jacques Rousseau, lui renvoyait un dernier reflet, balança sa chevelure brillante telle une vague emportée par sa puissance, gommant tout sur son passage, image recluse. Trouva (1) refuge dans un taxi égaré dans ces petites ruelles, à quelques mètres de son immeuble. Se délecta (1) des toits vernissés de la cité des ducs qui lui ouvraient les bras. Grands les bras ! « 

De plus, il y a des problèmes de point de vue. A certains endroits, on a une narration d’un point de vue extérieur, comme si quelqu’un nous racontait/décrivait la scène et puis on passe directement aux pensées/dires de Camille. Dans un même paragraphe, on a par exemple :

 » Je suis sortie de la Cité des papillons comme j’y étais entrée. Sans tambour, ni trompette, à pas feutrés. Il eut la délicatesse de ne pas la retenir quand elle décida de partir. D’ailleurs, il n’entendait plus, le rhum l’avait rendu sourd. « 

En fait, cela pourrait marcher si on passait à un nouveau paragraphe. Mais là, on mélange les points de vue au sein d’un même paragraphe. Le lecteur doit donc relire la phrase plusieurs fois pour comprendre. Il faut aussi ajouter à tout cela des fautes qui traînent par-ci par-là ( » Je vous harcelle  » –> harcèle ; oubli d’un  » S  » au verbe pour exprimer le temps passé…).

J’étais seulement à 9% de ma lecture, ce qui correspond au premier chapitre, et j’avais déjà relevé tous ces « défauts ». A partir de ce moment-là, je me suis forcée à ne plus prêter attention au style rédactionnel, à la grammaire et à l’orthographe (plus facile à dire qu’à faire!) pour finir le roman le plus vite possible.

En ce qui concerne l’histoire, je ne sais pas trop quoi dire. Pour commencer, je n’ai pas accroché aux personnages. Je pense que là aussi c’est dû à l’écriture car je ne savais pas remettre les personnages. Même en ayant fini le livre, je ne sais pas du tout comment vous les décrire. Je ne sais pas quoi penser d’eux. A un moment donné, l’auteur a même noté « Constance » alors qu’elle parlait de Camille. En fait, la seule chose qui m’a touchée, c’est la détresse de Camille face au meurtre de Constance, sa jumelle. Le commissaire Clavaux, oubliez-le, il ne sert pas à grand chose. Quand au déroulement des événements, je ne sais pas quoi en dire non plus. L’écriture est tellement confuse que je ne savais pas si j’avais à faire à des faits qui se passaient ou bien aux événements se déroulant dans le rêve d’une personne. Ce livre est décrit comme un thriller mais il n’a rien d’un thriller. Il n’y a quasiment pas d’enquête. Si j’ai été jusqu’au bout de cette lecture, c’est uniquement pour savoir l’identité du tueur. Le point positif, c’est la raison pour laquelle l’assassin a fait cela. Mais dans un thriller (et j’en ai déjà lu un paquet), je m’attends à ce que l’histoire m’amène petit à petit vers la vérité, à la découvrir en même temps que les personnages, en menant l’enquête avec eux. Ici tout est dévoilé dans les dernières pages, c’est comme si on voulait me dire « Ah oui au fait, j’ai oublié mais c’est pour ça que le tueur tue ». On peut rassembler cela en trois phases :

  • Le meurtre
  • Du blabla qui ne sert pas forcément l’histoire et qui ne fait pas avancer l’enquête (si enquête il y a)
  • Quelques pages à la fin qui explique tout en mode gros cheveu dans la soupe

Pour résumer, dans l’état actuel, je ne vous conseille pas de lire le roman. Je suis désolée d’en arriver à cette conclusion surtout que vu la 4e de couverture, il y avait du potentiel au niveau de l’histoire. A mon avis, il serait intéressant pour l’auteur de faire réviser son texte par un(e) correcteur/trice. Je sais que certains bloggeurs sont frileux à l’idée de lire des auteurs auto-édités et avec ce roman, je comprends pourquoi. Il n’est pas agréable de lire un roman en sachant que derrière on va être obligé de pointer tout ce qui ne va pas dans une chronique.

Note : 2/10


Le coeur d’une autre – Christine Moreau

Librinova (auto-édition), 02-10-2017, 130 pages

Ebook : 2€49

EDIT : comme l’auteur semble ne pas avoir apprécié ma critique, je vous renvoie vers le site Librinova où vous pourrez télécharger un extrait du livre et juger par vous-même.

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