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L’appel du néant – Maxime Chattam

Ludivine Vancker et ses collègues de la section de recherches de Paris enquêtent sur un tueur insaisissable dont les traces ne permettent pas son identification. Lorsque les services secrets français décident de participer à la résolution de l’affaire, les mots tueur en série et terrorisme sont associés.

Tueur en série… Traque infernale. Médecine légale. Services secrets. … Terrorisme. La victoire du Mal est-elle inéluctable ? Ce thriller va détruire vos nuits et hanter vos jours.


  » L’homme a souvent considéré, à tort, que les ténèbres consistent en une entité propre, alors qu’elles ne sont qu’absence de lumière. Elles n’existent que par un manque et, s’il faut convenir qu’elles incarnent bien quelque chose, ce n’est rien d’autre que le néant. « 

L’appel du néant est le troisième tome d’une trilogie formée avec La conjuration primitive et La patience du diable.

Ce tome est moins rythmé et moins sanglant que les deux premiers. Mais honnêtement, cela ne m’a pas dérangé du tout et j’ai même trouvé l’auteur étonnamment positif. Les lecteurs de Maxime Chattam savent à quel point il aime faire tuer des personnes avec des mises en scène bien macabres et complètement dérangées. Ici, point de cela. Cette fois-ci, le tueur en série va s’associer au terrorisme. Cela donne un mélange assez surprenant mais à deux vitesses. La partie consacrée au tueur au série est bien rythmée entre la découverte des corps, toutes les recherches et l’enquête pour le coincer. Si vous saupoudrez cela d’une touche « Chattamesque » pour faire monter un peu plus la tension (ceux qui auront lu le livre comprendront), et bien on ne s’ennuie pas un seul instant.

Après le livre traite aussi de terrorisme. J’ai lu des critiques dans lesquelles les lecteurs se plaignaient que Maxime Chattam avait usé de facilité en parlant de terrorisme, vu que c’est un sujet d’actualité. C’est parce que je connais un peu l’auteur et qu’il nous en a parlé mais il travaille selon ses envies. S’il a envie de parler de terrorisme, il le fera. De plus, il faut garder à l’esprit que ce roman a été changé deux fois car ce qu’il avait écrit s’était réellement passé ou y ressemblait de trop. On sent bien la tension dans cette partie là mais elle est aussi très lente. Pour moi, cela colle à la réalité. Je me dis que les enquêtes concernant le terrorisme ne doivent pas avancer très vite. Cela demande des mois d’observation et de recueil de données. On ressent cela à travers le roman. C’est une tension permanente que de devoir trouver les informations à temps pour stopper une attaque.

La grosse interrogation pendant ce roman a été de faire le lien entre les deux parties. Comment un tueur en série peut apporter son concours à la planification d’une attaque terroriste ? J’avoue j’ai bien apprécié le lien entre les deux même si je ne peux pas m’empêcher de penser que cela fait un peu « too much ». Les dernières pages sont tout à fait surprenantes dans le déroulement des faits que je n’avais pas vu venir (j’ai compris en même temps que Ludivine). On sent également que ce roman a fait l’objet de recherches intensives car tout ce qui est décrit en matière de procédure, des laboratoires… est bien vrai ! Les nouvelles techniques décrites, qui seront le futur des recherches scientifiques, m’ont mis des paillettes plein les yeux (ceux qui connaissent ma passion pour la criminologie comprendront). Le roman fait aussi réfléchir sur le terrorisme et comment des personnes en viennent à embrasser cette cause. C’est une grosse remise en question sur ce qu’est devenu notre société pour que cela parte ainsi en cacahuète.

Au niveau des personnages, j’ai été très contente de retrouver Ludivine, mais ses collègues encore plus. Ils forment une famille soudée et unie quoi qu’il arrive. Ludivine a bien changé par rapport aux précédents romans, sans doute à cause de ce qu’elle a vécu. Je l’ai trouvé un peu moins « fonceuse ». Marc est un personnage intéressant et il forme un duo attachant avec Ludivine.

En conclusion, Maxime Chattam a pris des risques en écrivant ce livre. Il ne plaira peut-être pas aux lecteurs adeptes de ses thrillers bien sanglants. Mais je loue cet effort de vouloir sortir de sa zone de confort pour nous donner quelque chose d’inédit.

Note : 7.5/10


Saga Ludivine Vancker, tome 3 : L’appel du néant – Maxime Chattam

Editions Albin Michel, 08-11-2017, 516 pages

Livre : 22€90 / Ebook : 17€99

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