Chroniques lunaires, tome 1 : Cinder – Marissa Meyer

A New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire une paria. Elle partage sa vie entre l’atelier où elle répare des robots et sa famille adoptive. A seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches plus ou moins dégradantes qu’elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre.
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie – son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu’éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n’a aucune chance de s’épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune !
Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l’humanité est peut-être entre ses mains.


 » La vanité est un facteur, mais c’est plutôt une question de contrôle. Il est plus facile de convaincre les autres que l’on est beau quand on en est soi-même persuadé. Hélas, les miroirs ont une fâcheuse tendance à vous montrer la réalité en face. « 

Ce livre était juste trop méga cool. J’ai tellement adoré que je ne sais pas comment l’exprimer 😀

A la base, je ne suis pas forcément une grande fan des contes (ni même de leur adaptation Disney). Mais revisiter cela à la sauce science-fiction, j’avoue ma curiosité a été titillée. De plus, les très bons avis sur cette série ont achevé de me convaincre.

Dans cette histoire, nous nous retrouvons dans un monde futuriste et plus précisément à New Beijing. Une femme du nom de Cinder Linh est moitié humaine, moitié cyborg suite à un accident qui a failli lui coûter la vie. A cause de sa moitié cyborg, elle est considérée comme une sous-personne. En effet, dans la mentalité des gens, les cyborgs doivent être reconnaissant envers les humains d’avoir été réparés et/ou créés sous cette forme. Cinder est donc à la merci d’une belle-mère absolument ignoble qui exploite ses dons de mécanicienne pour s’offrir une vie confortable.

On sent bien l’influence du conte de Cendrillon dans cette histoire. Mais l’auteur a réussi à créer un univers bien à elle avec sa propre histoire et ses propres personnages. L’influence du conte est donc en second plan et c’est ça qui m’a plu. On se sent en territoire connu mais on découvre en même temps toute l’étendue de la créativité de l’auteur.

Ensuite les personnages sont terriblement bien construits. Cinder est très attachante. Malgré sa moitié cyborg, elle est plus humaine que certains humains (coucou la belle-mère!). C’est une personne qui est talentueuse en mécanique, elle est réfléchie, débrouillarde et très altruiste. Sur la fin, elle va se révéler être plus qu’une mi-cyborg mi-humaine. La belle-mère de Cinder, Adri, est vraiment ignoble. Mais ce qui est bien, c’est qu’elle est aussi intéressante, elle n’est pas juste que détestable. L’auteur n’a pas cédé à cette facilité de nous balancer un tel personnage pour faire comme dans le conte. Adri a sa propre histoire que j’ai trouvé touchante et qui m’a permis de l’apprécier un peu (juste un tout petit peu). Iko, le petit robot et amie de Cinder, est juste trop choupi. Je trouve qu’elle amenait une petite touche marrante qui était parfois bienvenue. Adri a bien évidemment deux filles : Pearl et Peony. L’une déteste Cinder et l’autre est son amie. J’ai bien aimé cette différence car la pauvre Cinder s’en prend de tous les côtés et une amie n’est pas de trop pour elle.

A côté de cette « famille », nous faisons aussi connaissance avec le prince Kai qui va devoir faire face à de grandes responsabilités. Bien évidemment, il sera amené à côtoyer Cinder. Mais je ne sais pas trop sur quel pied danser avec lui. Je n’ai pas encore réussi à le cerner totalement. La plus grande menace pour le prince Kai et la Terre vient d’un peuple appelé les Lunaires, représenté par leur reine Levana. L’auteur a réussi à créer une vraie reine maléfique qui attire autant qu’elle répugne. Elle attire car le lecteur se demande qui elle est réellement, quelle est son histoire, qu’est-ce qui l’a rendu telle qu’elle est. Mais elle répugne par ses actes et sa manière de gouverner.

Il y a donc de nombreux personnages dans cet univers mais curieusement, cela ne m’a pas posé de problème. Généralement, c’est à double tranchant car cela peut perdre le lecteur s’ils ne sont pas assez bien décrits ou cela peut passer pour du remplissage si l’intrigue n’est pas assez ficelée. Ici rien de tout cela, tous les personnages apportent quelque chose à l’histoire et ont leur rôle à jouer. L’intrigue est très bien maîtrisée et m’a complètement happée. Le seul petit bémol est que j’ai vu la révélation finale arriver à partir du moment où le personnage en question est mentionné.

En conclusion, j’ai vraiment hâte de lire le tome suivant qui, si j’ai bien compris, se centrera sur un autre personnage qui croisera la route de Cinder.

Note : 9.5/10


Chroniques lunaires, tome 1 : Cinder – Marissa Meyer

Editions Pocket Jeunesse, 07-03-2013, 413 pages

Livre : 17€90 / Ebook : 12€99

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